Partage de pratiques

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Que ce soit une nouvelle stratégie d’enseignement qui a fait fureur auprès de vos étudiants ou une activité d’apprentissage qui les a aidés à mieux comprendre un sujet particulier, vous êtes invités à partager ces pratiques avec nous. Cet espace vous appartient et vise à favoriser le partage des pratiques gagnantes. Une belle façon de vous permettre de savoir ce qui se fait ici même, dans les classes du CSTJ. Vous avez envie de partager une pratique avec nous pour qu’elle soit publiée sur ce site? Communiquez avec nous!

 

Geneviève Scott et Patrice Joly

Au-delà d’un nouveau programme, la construction d’une équipe programme : un exemple inspirant!

J’ai rencontré, le 25 mars dernier, deux enseignants du nouveau programme Arts, lettres et communication, dont l’élaboration s’est terminée l’an passé, et qui en est actuellement à sa deuxième session d’implantation.

Le programme Arts, lettres et communication est constitué de quatre options : Cinéma, Langues, Médias (Journalisme et communications) et Théâtre. Patrice Joly enseigne dans l’option Théâtre et est au Collège depuis 25 ans. Il est depuis quelques années le responsable du comité de programme. Geneviève Scott en est à sa dixième année au Collège et elle enseigne dans l’option Langues. Elle est également coordonnatrice du Département de Langues.

J’avais prévu, au départ, quelques petites questions et une entrevue d’une vingtaine de minutes. Or, l’entrevue a duré 45 minutes et j’avoue regretter de ne pas l’avoir captée sur  vidéo afin de pouvoir la diffuser sur YouTube. Je tenterai néanmoins de rendre justice à leurs propos, de refléter leur passion et leur engagement et de rendre compte du codéveloppement que l’équipe d’enseignants du programme a accompli à travers la démarche d’élaboration et d’implantation du programme. Leur témoignage de l’expérience vécue et du travail réalisé par leurs collègues est, à cet égard, extrêmement riche!

Les débuts de la démarche d’élaboration du programme

D’entrée de jeu, Patrice et Geneviève admettent qu’ils étaient très heureux d’avoir à développer ce nouveau programme. Patrice explique que, contrairement à d’autres cégeps où l’attitude était très négative à l’égard du nouveau devis ministériel, les enseignants du Collège ont plutôt saisi l’opportunité qui s’offrait à eux. Il faut savoir que le Ministère a bonifié les heures contacts et les unités initialement allouées au programme pour le rendre comparable aux autres programmes préuniversitaires, mais que les heures historiquement allouées aux compétences en langues ont diminué au profit de l’introduction de nouvelles compétences. Ce changement a contribué à solidariser les enseignants autour d’un objectif commun : développer un programme plus cohérent et des options plus attrayantes pour l’étudiant.

Les changements qui se sont opérés dans l’équipe d’enseignants du programme

Candidement, ils avouent qu’en dépit de l’existence de cours de tronc commun, ils n’avaient qu’une vague idée de ce que les autres enseignants faisaient dans les cours de l’ancien programme. Or, la structure du nouveau programme et la démarche d’élaboration ont rendu nécessaires les échanges avec les autres disciplines et les autres options. Patrice et Geneviève  y ont vu beaucoup d’avantages. Ils ont pu développer un réel programme, plutôt qu’une simple superposition d’options, une chose dont ils sont extrêmement fiers.  Grâce à ces échanges, aussi, une cohérence accrue s’est installée au sein même des options.

L’équipe d’enseignants du programme a donc changé ses pratiques. Patrice et Geneviève expliquent que d’une logique de cours qui « appartiennent » à un enseignant, ils ont évolué davantage vers une logique de « programme ».

Les vecteurs du changement

Une transformation des pratiques et de la vision s’est opérée au sein de l’équipe d’enseignants du programme à travers des rencontres d’échanges, de partage d’information, de partage de pratiques et de partage de visions.

Selon Patrice et Geneviève, les vecteurs de ces changements sont : l’attitude positive manifestée, l’ouverture, l’humilité de leurs collègues enseignants qui n’hésitaient pas à remettre en question leurs façons de faire et l’engagement de toute l’équipe.

Le rôle de Patrice et de Geneviève dans le processus d’implantation du programme

Pour Geneviève, Patrice a eu un fort ascendant au sein de l’équipe. Si, pour plusieurs, la rédaction des référentiels était perçue comme une tâche non nécessaire, voire inutile, la perception s’est modifiée en cours de route. Geneviève explique que Patrice a su leur communiquer l’importance des référentiels pour la qualité du programme. De son côté, Geneviève agissait comme courroie de transmission auprès des enseignants de Langues, en faisant le pont entre eux et le comité de programme. Ils ont donc tous deux réussi à mobiliser les leurs. Je souligne ici qu’au sein de chacune des options, j’ai été à même de constater l’existence d’une pareille mobilisation.

La stratégie d’élaboration des référentiels de cours et les ingrédients du succès

Comment s’y prendre pour rédiger tous les référentiels de cours à temps? Comment ont-ils affronté cette somme de travail importante?

Patrice et Geneviève expliquent qu’ils ont rapidement vu les limites de travailler en grand groupe de 14 ou 15 enseignants. Les enseignants du programme ont plutôt opté pour un travail en petites équipes d’enseignants. Un calendrier de rédaction des référentiels avait initialement été produit et les rencontres du comité de programme étaient bien planifiées. Geneviève explique que l’analyse des compétences réalisée au moment de l’élaboration du programme a servi de pierre d’assise et que cela leur a donné une méthodologie de travail. Bien que cette tâche n’ait pas toujours été facile, Patrice mentionne : « On est devenus bons dans les référentiels, à force d’en faire ».

Au terme de la présente session, tous les référentiels de cours, de la première à la troisième session, auront été rédigés et adoptés. Je tiens à mentionner que ce comité de programme abat une somme de travail considérable. En effet, il doit traiter les référentiels de quatre grilles de cours. À l’exception de quelques cours de tronc commun, chacune de ces grilles comporte des cours différents. Ainsi, contrairement à d’autres comités de programme, la somme de travail est multipliée par quatre. Ils ont par ailleurs clairement exprimé qu’au terme de l’expérimentation de ces référentiels, il leur apparaît clairement que ceux-ci devront faire l’objet d’une révision en vue de les améliorer.

Les ingrédients du succès:

  • le travail en petites équipes;
  • la confiance mutuelle (un préalable);
  • l’ouverture des enseignants;
  • un équilibre trouvé entre le respect de l’expertise disciplinaire et la recherche de cohérence;
  • la capacité à discuter sans juger et en essayant de comprendre et d’améliorer;
  • la stabilité de l’équipe d’enseignants chargée de rédiger les référentiels;
  • une bonne planification et une règle établie afin de ne pas accumuler de retard;
  • une gestion efficace du travail (rédaction des comptes rendus, modes de communications bien établis, référentiels envoyés à l’avance, etc.).

 

En conclusion

Les incohérences ou les disparités constatées dans l’ancien programme en termes de progression des apprentissages, d’exigences quant à l’évaluation des apprentissages ou concernant les contenus abordés ont cédé la place à l’harmonisation pédagogique des pratiques.

Selon eux : « Le programme a fait un bond qualitatif majeur! »

Je remercie ces deux témoins de la démarche réalisée par toute l’équipe d’enseignants du programme d’Arts, lettres et communication d’avoir accepté cette entrevue. Quel parcours inspirant!

Entrevue réalisée par Brenda Gareau, conseillère pédagogique pour le programme

 

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Joëlle Bolduc

Département de Sciences sociales

Joëlle offre le cours Politique internationale aux étudiantes et étudiants du programme de Sciences humaines. Dans le cadre de ce cours, elle a préparé une activité qui se nomme Simulation de l’ONU.

Voici les grandes lignes de notre rencontre.

Depuis quand enseignes-tu au collège? Depuis l’automne 2007

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité? Une simulation de l’ONU existe déjà à New York, au siège social de l’organisation internationale. Plusieurs collèges et universités du Québec y envoient des délégations chaque année. D’autres préfèrent une version réduite et plus locale de la chose et c’est ce que nous avons voulu faire dans les Laurentides.

As-tu consulté des sites ou références pour élaborer cette nouvelle stratégie? Je me suis inspirée du site de l’ONU, de certains collèges qui participent à sa simulation, dont le Collège André Grasset et le Collège régional de Lanaudière à l’Assomption, et d’un collègue de Victoriaville qui organise annuellement au Cégep de Victoriaville une simulation pour la région des Bois-Franc.

Comment as-tu planifié cette activité? La simulation qui a le plus gros déploiement est celle qui a lieu à la session d’hiver, plus précisément en mai. Pour la session d’automne, la simulation est à plus petite échelle.  Pour la simulation de la session d’hiver, j’ai planifié le tout avec la collaboration de la coordonnatrice de SLAM (Solidarité Laurentides Amérique Centrale) et en partenariat avec le Collège Lionel Groulx. La simulation a eu lieu ici, au Collège, et grâce à SLAM, nous avons pu obtenir une subvention du Ministère des relations internationales du Québec pour faire l’activité qui a eu lieu le 10 mai dernier.

Pourrais-tu nous la décrire? La simulation a eu lieu un samedi et toute la journée une cinquantaine d’étudiants des Cégeps de St-Jérôme et Lionel-Groulx ont eu à débattre d’enjeux internationaux tels que le droit à l’éducation pour les femmes et les jeunes filles, l’accaparement des terres et la guerre en République démocratique du Congo. Nous avions invité des experts et des personnalités politiques de la région, notamment Béatrice Vaugrante, présidente d’Amnistie internationale Canada section francophone et le député fédéral de St-Jérôme, Pierre Dionne-Labelle afin d’encadrer les étudiants-délégués et pour présider les différentes commissions thématiques. Afin de bien se préparer à la simulation, les étudiants devaient, dans le cadre du cours de Politique internationale, faire un travail de recherche sur un pays membre de l’ONU qui leur était attribué en début de session, sur l’enjeu à débattre dans leur commission, sur la position de leur pays face à cet enjeu et finalement ils devaient rédiger une résolution à présenter lors de la simulation. De plus, au courant de la session, nous avons organisé des conférences sur les différents enjeux ainsi que des ateliers sur le rôle du diplomate, le langage à utiliser lors de la simulation, la rédaction de résolution, etc., car au-delà du contenu à traiter lors de la simulation, le décorum qui l’entoure se devait d’être respecté.

Quels ont été les points positifs et les points à améliorer? Un des points positifs que j’ai remarqué du côté de mes étudiants, c’est qu’ils voient l’utilité de la chose, ils doivent se préparer certes, mais l’envergure de l’événement les pousse à bien se préparer. Comme enseignante, il est certain que cette activité dépasse le cadre normal d’un cours : la simulation a lieu un samedi, je devais coordonner la logistique, accueillir les gens, etc. Heureusement, j’ai eu le support de mes collègues, de Mme Laprise et de SLAM!

Si vous voulez lire davantage sur la simulation de l’ONU qui a eu lieu en mai dernier, visitez le site du collège à l’adresse suivante : https://www.cstj.qc.ca/2014/05/21/simulation-de-l%E2%80%99onu-une-premiere-dans-les-laurentides/

Merci à  Joëlle Bolduc pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Marilyn Cantara

 

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Jean Vigneault

Bonifier motivation et réussite des élèves en Techniques de matériaux composites

Dans le cadre du partage de pratiques, j’ai rencontré Monsieur Jean Vigneault qui enseigne au département de Techniques de transformation des matériaux composites.

Monsieur Vigneault offre un cours de Travaux d’atelier aux étudiantes et étudiants du programme Techniques de transformation des matériaux composites. Dans le cadre de ce cours, il a intégré une méthode pédagogie lui permettant de bonifier la motivation et la réussite des élèves.

Voici les grandes lignes de notre rencontre qui s’est déroulée le 2014-10-07

Depuis quand enseignes-tu au collège? Monsieur Vigneault enseigne depuis 28 ans.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité? Dans un contexte où les élèves devaient fabriquer physiquement différents objets en aluminium, l’absence à un cours et la difficulté de rattraper les notions manquées faisaient en sorte que les élèves qui étaient dans cette situation n’étaient plus capables de suivre adéquatement le cours. De plus, si l’élève manquait des notions de santé et sécurité, il mettait en péril sa sécurité et celle des autres. Ce sont principalement ces deux raisons qui ont motivé monsieur Vigneault à revoir ses méthodes pédagogiques.

As-tu consulté des sites ou références pour élaborer cette nouvelle stratégie? Pendant ses études universitaires, monsieur Vigneault a eu l’occasion de visionner quelques vidéos industrielles à vocation pédagogique. Cette expérience a alimenté sa réflexion quant à la stratégie pédagogique proposée à ses élèves.

Comment as-tu planifié cette activité? Afin de mettre en œuvre son idée, monsieur Vigneault  a fabriqué lui-même tous les pièces en filmant le processus de fabrication du début à la fin. Également,  il a intégré dans les vidéos des capsules pédagogiques au tableau, reproduisant un environnement de salle de classe pour certains éléments pédagogiques. Les vidéos donnaient ainsi la possibilité aux élèves d’être autonomes dans leurs apprentissages.

Pourrais-tu nous la décrire? Les élèves visionnaient les séquences vidéo en devoir à la maison. Ils devaient prendre des notes personnelles dans le but d’être totalement autonomes et fonctionnels au moment de la mise en pratique des notions apprises. L’effort de transposition des notes personnelles en actions concrètes représente un défi pour la plupart et un très efficace exercice de synthèse des concepts importants. De plus, le cadre illustre parfaitement le concept de compétence qui est une capacité d’agir en mobilisant ses propres ressources dans un contexte réel.

Quelles différences as-tu remarquées auprès de tes élèves suite à cette activité (motivation, réussite, compréhension…)? Grâce à l’utilisation de cette méthode, monsieur Vigneault a constaté que la compréhension a été nettement bonifiée chez tous les élèves, indépendamment de leurs capacités d’apprentissage. Les élèves peuvent travailler à leur rythme et revenir sur les notions oubliées ou mal comprises. Les vidéos remplacent un manuel de cours. C’est une méthode qui bénéficie de manière non-différenciée à tous les élèves. Cela a nécessairement un impact sur leur motivation et, ultimement, sur leur réussite.

Quels ont été les points positifs et les points à améliorer? Le temps de visionnement est beaucoup plus court que le temps qu’un enseignant mettrait pour présenter le même contenu. Le temps de laboratoire est utilisé de façon optimale et l’enseignant a plus de temps pour encadrer les élèves et favoriser les échanges quant aux applications et aux transferts possibles. L’inconvénient de cette méthode consiste dans le fait que les vidéos sont associées à un contexte précis. Si on change les contextes d’enseignement, les vidéos ne sont plus utilisables. D’autres vidéos doivent être donc produites.

Si j’étais enseignant dans un autre département, comment est-ce que je pourrais m’inspirer de ton activité pour l’utiliser dans ma classe? Cette méthode peut remplacer de façon optimale l’enseignement magistral traditionnel ainsi que les démonstrations pour l’opération d’équipements techniques spécialisés.

 

Merci à  Monsieur Jean Vigneault  pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Roxana Staiculescu

 

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François Simard

L’utilisation de l’IPAD pour réaliser des évaluations formatives rapides en classe

Dans le cadre du partage de pratiques, j’ai rencontré François Simard qui enseigne au département Techniques d’éducation spécialisée.

François offre le cours L’éducateur spécialisé aux étudiantes et étudiants du programme Techniques d’éducation spécialisée. Dans le cadre de ce cours, il a préparé une activité qui se nomme l’utilisation de l’IPAD pour réaliser des évaluations formatives rapides en classe.

Voici les grandes lignes de notre rencontre qui s’est déroulée le 2014-09-30

Depuis quand enseignes-tu au collège? Depuis onze ans.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité?  J’ai pensé à utiliser ce système après une présentation de la CLAAC (classe d’apprentissage actif) offerte par Louis Normand à la demande du comité de programme de Sciences de la nature. Je cherchais des façons de faire participer davantage les étudiantes et étudiants plus discrets.

As-tu consulté des sites ou références pour élaborer cette nouvelle stratégie? Socrative.com

Comment as-tu planifié cette activité?  Une simplicité : nous avions déjà un examen formatif. Je n’ai eu qu’à le transposer sur le site.

Pourrais-tu nous la décrire? En classe, c’était comme si je faisais la correction en groupe, mais il n’y a pas que quelques étudiants qui parlent : tout le monde participe en même temps.

Quelles différences as-tu remarquées auprès de tes élèves à la suite à cette activité?  Ils m’ont dit avoir aimé cette activité. Pour eux, cela faisait changement et c’était simple et agréable. Est-ce que j’ai fait un gain appréciable au sujet de l’apprentissage? Je ne le sais pas. Ce que je sais par contre, c’est que j’avais immédiatement la rétroaction de toute la classe. Je savais quand le concept était maîtrisé avant d’aller plus loin.

Quels ont été les points positifs et les points à améliorer?  Simplicité et efficacité. Le seul problème que j’anticipe est que je vais peut-être avoir des difficultés à avoir des IPAD l’an prochain (nous serons plusieurs à nous partager une ressource limitée).

Si j’étais enseignant dans un autre département, comment est-ce que je pourrais m’inspirer de ton activité pour l’utiliser dans ma classe? Cela s’adapte à tous les contextes d’enseignement. Les gens n’ont qu’à penser à des questions qu’ils poseraient en classe. La différence, c’est que ces questions se retrouveront sur l’IPAD et l’ensemble des réponses sera à l’écran.

Merci à Monsieur François Simard pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Julie Doré

 

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Anne Gagnon

Simulation d’entreprise

Dans le cadre du partage de pratiques, j’ai rencontré Anne Gagnon qui enseigne au département de Comptabilité et gestion.

Anne offre le cours Structure de l’entreprise aux étudiantes et étudiants de première session du programme de Techniques de comptabilité et gestion. Dans le cadre de ce cours, elle utilise  une  Simulation d’entreprise. Cette simulation est utilisée pour appliquer les notions théoriques de base de la gestion pendant toute la session.

Voici les grandes lignes de notre rencontre qui a eu lieu le 2014-10-01

Depuis quand enseignes-tu au collège? J’enseigne au collège depuis 13 ans.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité? J’utilise un livre qui se nomme : L’entreprise en action (Éditions ERPI). Ce livre est fait en partenariat avec une entreprise de Rimouski (Praxem). Praxem a créé des simulateurs d’entreprise, dont Sim Action que j’utilise dans le cadre du cours Structure de l’entreprise. J’ai voulu me familiariser avec cet outil dans le cadre d’un cours que j’ai suivi au Diplôme en enseignement à PERFORMA et qui traitait de l’utilisation des TIC pour la conception d’outils d’apprentissage. Je me suis dit que le temps était parfait pour planifier mon cours de Structure de l’entreprise en intégrant cet outil pédagogique à mon enseignement. J’ai donc suivi ce cours TIC de 3 crédits à PERFORMA durant la session d’été. Lorsque je suis arrivée en classe à l’automne, mes travaux faits dans le cadre de mon cours crédité à PERFORMA m’ont été utiles pour la planification pour mon enseignement. Tout était prêt! J’utilise maintenant la simulation d’entreprise depuis 3 ans.

As-tu consulté des sites ou références pour élaborer cette nouvelle stratégie? J’ai lu sur le site Profweb, dans les partages de pratiques. Il y avait des témoignages d’enseignants d’autres collèges qui utilisaient déjà ce simulateur. En plus, j’ai fait les lectures proposées dans le cadre de mon cours à PERFORMA pour me familiariser avec l’utilisation des TIC.

Pourrais-tu nous décrire ton activité? Dans un premier temps, les étudiants sont divisés en équipes. Les noms des équipes sont déjà assignés par le site de simulation. Il s’agit d’une entreprise de production de kayaks de mer. J’ai environ 5 équipes par groupes. Les élèves apprennent  les bases du vocabulaire du programme de comptabilité et gestion tout en devenant des décideurs dans l’entreprise simulée. Une belle façon d’apprendre! Ils y voient la valeur des actions de l’entreprise, participent à la prise de décision, travaillent sur une période simulée de 10 semestres (1 semaine par semestre) et un nouveau sujet est traité par semestre sous forme d’actualité sur l’industrie du kayak. Ils ont des décisions à prendre selon les contextes proposés. Pour prendre des décisions éclairées, ils ont accès à des conseillers virtuels. En plus,  ils ont accès à des résultats authentiques, des états financiers, des études de marché.  Tout au long de la session, toutes les équipes des collèges du Québec qui utilisent Sim Action sont en compétition. Leurs décisions et les résultats de leur entreprise sont donc source de saine compétition. On peut suivre les scores des équipes à chaque semaine et au Cégep, l’entreprise Praxem  offre trois prix sous forme de carte cadeau de 100$ à l’équipe gagnante, tout campus confondu car Tremblant (Gestion de commerces) et Mont-Laurier (Comptabilité et gestion) utilisent aussi cette simulation d’entreprise.  Ce qui est aussi unique au CSTJ, c’est que j’ajoute un rapport dans lequel l’ensemble des décisions prises par l’équipe doivent y être colligées (production, marketing, ressources humaines, comptabilité et finances). Ceci permet aux équipes de faire un bilan de leurs réalisations. Ce sont les étudiants d’informatique à qui je donne le cours de gestion en informatique qui ont construit le fichier Excel dans lequel les étudiants de comptabilité et gestion travaillent. C’est vraiment une belle collaboration!

Quelles différences as-tu remarquées auprès de tes élèves suite à cette activité? Les étudiants sont vraiment motivés, les connaissances déclaratives sont apprises en action, dans un climat de saine compétition. De plus, ils voient l’importance de la communication entre les différentes fonctions d’une entreprise. On a plus besoin de leur dire que la production doit être informée si on fait un gros coup de publicité : ils le vivent et le comprennent rapidement lorsqu’il y a une rupture de stocks de kayaks s’ils n’ont pas prévu la production en conséquence;-)

Quels seraient les points à améliorer avec cette stratégie? Le cours prévoit 2 périodes de théorie et 1 période de laboratoire. On doit vraiment travailler fort pour aller à l’essentiel afin de leur laisser le maximum de temps pour travailler sur le simulateur. On doit bien cibler les contenus à enseigner pour pouvoir leur laisser les 50 minutes d’application à chaque semaine. Idéalement, je leur laisserais plus de temps pour la partie laboratoire afin qu’ils puissent aller plus en profondeur.

Si j’étais enseignant dans un autre département, comment est-ce que je pourrais m’inspirer de ton activité pour l’utiliser dans ma classe? J’utilise déjà ce simulateur en Sciences humaines pour le cours entreprise et environnement et en informatique dans le cours Systèmes d’information. Je sais qu’il existe aussi des simulateurs en contexte authentique pour la bourse, pour le marketing et autre sujets. J’invite donc les enseignants à s’informer auprès des maisons d’éditions pour avoir plus d’information.

Merci à  Anne Gagnon pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Marilyn Cantara

 

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Brigitte Valois

Soirée des professions

Dans le cadre du partage de pratiques, j’ai rencontré Brigitte Valois qui enseigne au département de Techniques de comptabilité et gestion.

Brigitte offre le cours Introduction à la profession aux étudiantes et étudiants du programme de Techniques de comptabilité et gestion. Dans le cadre de ce cours, elle a préparé une activité qui se nomme Soirée des professions.

Voici les grandes lignes de notre rencontre qui s’est déroulée le 2014-09-30

Depuis quand enseignes-tu au collège? J’en suis à ma 6eme année d’enseignement au Cégep.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité? Lors d’une visite au colloque de l’APPAC (Association professionnelle des professeurs et professeures d’administration au collégial), il y a quelques années, j’ai participé à un atelier dans lequel un enseignant utilisait ce genre d’activité. J’ai trouvé l’idée intéressante et j’ai décidé de la reproduire dans mon cours d’introduction à la profession.

Comment as-tu planifié cette activité? Je donne aussi le cours Projet entrepreneurial aux étudiants de 3eme année de notre programme. Comme ils ont un projet à préparer dans le cadre de ce cours, je leur ai soumis l’idée! Ce sont donc eux qui préparent l’activité Soirée des professions pour les élèves de première session. À l’origine, l’activité était modeste, mais les étudiants de troisième année ont de plus en plus le souci de mettre «la barre haute» et de faire de cette soirée un succès. Ils en sont très fiers. Pour la planification de l’activité initiale, je me suis basée sur l’atelier du colloque auquel j’avais participé. Avant l’activité, les étudiants doivent choisir 3 professionnels parmi une liste d’environ 10 avec qui ils auront la chance de passer 20 minutes selon une formule de «speed dating» professionnel.

Pourrais-tu nous la décrire? Il s’agit d’une soirée qui a lieu vers la semaine 10 de la session d’automne. Nous invitons non seulement les étudiants de 1ere session (activité obligatoire dans le cadre de leur cours d’introduction à la profession), mais aussi les étudiants de Sciences humaines profil administration et ceux qui étudient en administration à l’UQO.  La soirée se déroule ainsi : le groupe est séparé en deux. Pendant que la moitié du groupe assiste à la conférence, l’autre moitié participe au « Speed dating professionnel ». Ensuite, il y a une pause où un buffet est servi et les groupes changent de place.  La conférence porte sur l’entrepreneuriat ou un sujet en lien avec le domaine des affaires. Pour sa part, le «speed dating professionnel» permet aux étudiants de passer 20 minutes avec les trois invités qu’ils auront choisis avant la soirée. Nous avons toujours entre 8 et 10 professionnels qui participent à l’activité. Ces professionnels proviennent de milieux diversifiés (Marketing, ressources humaines, finances, comptabilité) afin de toucher les différents domaines couverts par notre programme. Un buffet est servi à la fin de la soirée, le tout organisé par nos étudiants de troisième année.

Quelles différences as-tu remarquées auprès de tes élèves suite à cette activité (motivation, réussite, compréhension…)? Premièrement, je dois avouer que les étudiants sont un peu réticents à y participer étant donné que l’activité se déroule en soirée. Lorsque je présente l’activité en classe, ils ne veulent pas venir et ne sont pas très enthousiastes. Une fois sur place, ils sont emballés, confirment certaines croyances, voient des intérêts face à d’autres côtés ou opportunités en lien avec le rôle de technicien en comptabilité et gestion. Ils me disent souvent que c’est très enrichissant de rencontrer des gens du milieu. Suite à cette activité, ils sont plus engagés dans le programme et dans leurs cours.

Quels ont été les points positifs et les points à améliorer? J’y vois beaucoup de points positifs. La participation des étudiants de troisième année : ils sont fiers de préparer l’activité pour les nouveaux étudiants du programme. C’est très valorisant pour eux et ils travaillent très fort pour que l’activité soit un succès!  Pour leur part, les étudiants de première année voient ceux de troisième année travailler et ils ont hâte de préparer ce genre d’activité. En plus, parmi les professionnels invités, on retrouve souvent de nos anciens étudiants, ce qui témoigne des retombées positives de notre programme auprès de nos nouveaux étudiants.  Le seul point à améliorer serait le temps passé avec chaque professionnel. Comme les étudiants ont un travail à remettre en lien avec deux des trois personnes qu’ils ont rencontrées, 20 minutes n’est souvent pas assez long pour poser toutes les questions qu’il pourrait avoir afin de remettre un rapport complet. J’envisage de réduire le nombre d’intervenants visités à deux, en leur donnant plus de temps par intervenants. En même temps, plus ils en rencontrent, plus les choses se confirment pour eux. Je suis en réflexion à ce niveau.

Si j’étais enseignant dans un autre département, comment est-ce que je pourrais m’inspirer de ton activité pour l’utiliser dans ma classe? Surtout pour le secteur technique, je crois que le contact avec les gens du milieu est très stimulant pour les étudiants de première session. Ce genre d’activité pourrait être organisé dans les cours d’introduction à la profession des autres programmes.

Merci à  Brigitte Valois pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Marilyn Cantara

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Daniel Plante

Département de cinéma

Daniel offre le cours langage du cinéma aux élèvesdu programme d’arts, lettres et communication en option cinéma. Dans le cadre de ce cours, il adopté une approche pédagogique inspirée du principe de la classe inversée

Voici les grandes lignes de notre rencontre qui s’est déroulée le 2014-10-06

Depuis quand enseignes-tu au collège? J’enseigne à temps partiel des cours du programme d’Arts , lettres et communication dans l’option cinéma et dans l’option journalisme au Cégep de St-Jérôme depuis janvier 2008.

Qu’est-ce qui a été le déclencheur pour faire cette activité? Plusieurs notions, concepts, procédés et techniques nécessitaient des démonstrations en classe souvent à l’aide de vidéos. Certains élèves avaient besoin d’écouter plusieurs fois la même explication ou démonstration ce qui créait un climat difficile pour ceux qui avaient compris dès la première fois et étaient prêts à mettre en application. La répétition de certains concepts prenait le temps prévu pour l’expérimentation de ceux-ci. De plus, certains procédés ou techniques étaient pratiqués à l’extérieur de la classe (tournage vidéo).

As-tu consulté des sites ou références pour élaborer cette nouvelle stratégie? Oui plusieurs, les sites lynda.com et coursera.org m’ont permis de découvrir la classe inversée et d’acquérir des notions pour la production de capsules, de vidéos à insérer sur la plateforme Moodle. Le site web http://www.centreimages.fr/vocabulaire/ a été l’inspiration pour créer l’environnement de mes cours, avec l’autorisation du concepteur du site, plusieurs capsules y sont reprises. Frank Fournier, conseiller pédagogique TIC, a aussi été un précieux collaborateur pour la création des cours sur Moodle.

Comment as-tu planifié cette activité? J’ai dans un premier temps fait de la recherche afin de répertorier les contenus vidéo pédagogiques de qualité existants sur Youtube, par exemple, «  Les leçons de cinéma » produites en France ou les ateliers vidéo de la chaîne Arte. Sachant que les élèves consomment beaucoup de courtes capsules vidéo sur les réseaux sociaux, je me suis dit que ce canal de communication leur serait familier. Je me suis ensuite familiarisé avec la plateforme Moodle que Frank Fournier m’a proposé d’explorer. Cette plateforme m’a permis d’intégrer, des extraits de films que je projetais auparavant uniquement en classe et aussi de proposer des tests formatifs qui me permettaient un suivi beaucoup plus personnalisé avec les élèves en difficulté. J’ai par la suite produit mes propres capsules vidéo pour remplacer les ateliers d’initiation technique à la caméra ou au montage. Comme nous disposons d’un nombre limité de caméras vidéo, il est toujours difficile d’expliquer à une classe de vingt élèves la fonction des multiples petits boutons sur une caméra professionnelle. Avec les capsules, les élèves pouvaient voir en gros plan tous les détails des outils qu’on leur demande de maîtriser. Ils pouvaient aussi revoir à plusieurs reprises ces capsules vidéo afin de bien intégrer les différentes fonctions de la caméra ou du logiciel. Comme ce contenu était maintenant vu par les élèves, à leur rythme, en dehors des heures de classe, je pouvais dorénavant intégrer les devoirs et exercices réalisés en équipes pendant les heures de classe. J’avais donc l’opportunité de consacrer plus de temps à superviser les élèves en atelier pratique.  De plus, les élèves n’avaient plus le problème de disponibilité commune pour réaliser les travaux pratiques en équipe en dehors des heures de classe.

Quelles différences as-tu remarquées auprès de tes élèves suite à cette activité (motivation, réussite, compréhension…)? Cette stratégie a permis aux élèves de prendre le temps qu’ils ont besoin individuellement pour comprendre les notions. De plus, elle ajoute la possibilité de reprendre cette notion durant la session, et ce même à l’aide de leur téléphone intelligent en pratique à l’extérieur ou pour la préparation d’une évaluation. La réussite du cours a augmenté de façon considérable. Le fait de les laisser se servir du téléphone intelligent et de suggérer son utilisation a un impact direct sur la motivation.

Quels ont été les points positifs et les points à améliorer? Je crois que le fait d’utiliser une plateforme numérique telle que Moodle et certains contenus des réseaux sociaux, m’a permis d’établir une meilleure communication avec les élèves, à la fois ludique, souple et personnalisée. Il m’apparait évident que la diffusion du cinéma et de l’information en journalisme passe de plus en plus via internet et que l’enseignement n’y échappera pas. On a qu’à constater la prolifération de tutoriels vidéo sur YouTube ou de l’immense popularité des MOOCs (cours en ligne, ouverts et massifs), pour comprendre que l’utilisation de la vidéo et de la diffusion sur le web est en train de transformer notre rapport à  l’acquisition de compétences.
Par ailleurs, la tâche d’adapter le contenu d’un cours à la classe inversée requiert du temps et un minimum de ressources techniques. Mais un téléphone intelligent ou une tablette numérique et un bon microphone peuvent souvent suffire.
Par contre, j’ai remarqué que cette approche s’adapte plus facilement aux cours avec un contenu plus technique, tel que l’initiation au montage vidéo. Les cours plus théoriques demandent plus d’efforts et d’imagination pour produire un contenu visuel, interactif et captivant.

Si j’étais enseignant dans un autre département, comment est-ce que je pourrais m’inspirer de ton activité pour l’utiliser dans ma classe? Il s’agit d’apprivoiser la plateforme Moodle et d’y adapter ses contenus de cours sous les formes désirées : documents, capsules vidéo, PowerPoint, liens internet, etc.

Merci à  Daniel pour ce partage de pratique!

Article rédigé par Daniel Plante et Julie Doré

 

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